Exercice pré-RESSAC : les futurs praticiens se mettent dans la peau de médecins de guerre

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Du 19 au 23 janvier 2026, nos futurs praticiens de la 6ème compagnie de l’École de santé des armées (ESA) se sont entraînés à l’exercice de restitution et d’évaluation des savoir-faire acquis en sauvetage au combat (RESSAC), aux Écoles militaires de santé de Lyon-Bron (EMSLB), en préparation de l’examen qui se déroulera au mois de juin 2026.

De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas

Les élèves de la promotion médecin colonel Jean-Louis RONDY ont été répartis en plusieurs groupes et ont suivi, au fur et à mesure des journées, les différents ateliers proposés.

Un enseignement théorique est assuré par une équipe de soignants expérimentés auprès des élèves avant la mise en pratique de diverses simulations telles que l’atelier multi-victimes, le protocole SAFE MARCHE RYAN en équipe ou encore l’atelier échographie.

L’atelier multi-victimes est réalisé par des groupes composés de plus de cinq blessés ainsi que de deux élèves qui doivent prendre en charge et évacuer au plus vite tous les blessés présents en fonction de la gravité de leur(s) blessure(s). Les autres élèves jouent le rôle de blessés de guerre. Recouverts de faux sang, équipés pour certains d’une fausse jambe amputée, quelques-uns hurlent de douleur, d’autres peinent à respirer. La simulation nous plonge dans une situation réaliste.

Les deux futurs médecins arrivent et trient les blessés via la méthode START ABC pour vérifier les fonctions vitales. Ils font le tour des blessés, constatent le nombre de blessés et leur état de santé. Ils contrôlent ainsi si les blessés respirent, s’ils sont conscients, la gravité de leurs blessures et s’ils présentent des saignements actifs. Puis, ils prennent des notes pour estimer la situation tout en activant les fiches médicales, avant de regrouper les blessés, de les évacuer et de les prendre en charge de manière sécurisée.

En participant aux divers ateliers, les élèves ont l’occasion de s’exercer à appliquer les gestes de premiers secours, à créer de nouvelles voies respiratoires mais aussi à faire des perfusions, des bandages, des compressions et des contentions selon les besoins des blessés.

Les futurs soignants apprennent également à prendre en charge une victime dans un lieu qui peut être difficilement accessible. Ici, le blessé se situe sous des escaliers. Les élèves médecins doivent l’évacuer en toute sécurité via un brancard pour ensuite le prendre en charge.

Durant l’atelier échographie, les élèves écoutent dans un premier temps les explications qui leur sont données puis s’exécutent. Par groupe de trois, ils se mettent en condition, l’un joue le patient pendant que les deux autres élèves examinent si leur patient présente des signes de maladie. Après avoir placé dans la bonne position le patient, équipés d’une sonde et d’un échographe, ils peuvent scanner et mesurer les anomalies repérées pour établir un diagnostic. Les résultats de l’examen sont importants car ils permettent de déceler certaines anomalies et maladies et de diriger le patient vers la bonne personne pour surveiller l’évolution.

Des objectifs cruciaux et vitaux

Ces différentes mises en situation ont pour but de les former, dans un contexte d’urgence, de stress et dans un environnement pouvant être hostile, à :

• Évaluer rapidement la situation
• Pratiquer des gestes médicaux adaptés
• Prendre en charge et évacuer au plus vite les blessés de guerre en milieu opérationnel et par priorité.

En tant que futurs médecins militaires, cet entraînement est nécessaire pour les confronter à des conditions d’urgence. D’autant plus, qu’une bonne prise en charge d’un blessé de guerre, dès les premières minutes, augmente ses chances de survie.

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